
Les Halles du XVIème siècle
Généralement couvertes, les Halles sont conçues pour abriter, délimiter et règlementer une zone d'échanges commerciaux. Le marché est le lieu privilégié de la convivialité où s'échangent marchandises et informations. Autrefois drapiers, cordiers, cordonniers, paysans s'y retrouvaient pour y écouler leurs marchandises, qui constituaient l'essentiel de l'activité des foires d'antan.
Construites en 1552 sur l'emplacement de l'ancienne Cohue, elles sont dues à Jérôme De Carné, Comte de Cohignac et créateur des Foires de Questembert. Elle seront restaurées en 1675 par un entrepreneur local digne de son nom : Estienne Charpentier.
Elles sont classées
Aux Monuments Historiques depuis 1922. Il ne subsiste en Bretagne "historique" que quatre halles à charpente de bois, celles de : Questembert et Le Faouët dans le Morbihan, Plouescat en Finistère et Clisson en Loire-Atlantique.
Les Halles, restaurées en 1997, n'ont en fait jamais été autant utilisées qu'aujourd'hui. Elles accueillent le marché bien sûr, mais aussi les brocantes, les concerts et autres manifestations culturelles.
Fiche technique :
Longueur : 54,85m
Largeur : 15,43m
Hauteur : 10,20m
Surface de la toiture : 1180m2


L Hôtel Belmont
Cette demeure privée aux belles lucarnes ouvragées toutes différentes, date des XVème et XVIème siècles, et a toujours appartenu à de riches familles. Elle est dotée d'une tourelle située à l'arrière, que l'on peut apercevoir en contournant l'édifice par la rue de La Salle et en entrant dans le jardin attenant.
Cette tourelle est coiffée d'une très originale toiture à quatre versants à double cintre qui se rejoignent en accolade au sommet. la saillie extérieure de ce toit abrite deux caryatides de bois sculptées représentant "Questembert et sa femme".
L'Hôtel Belmont abrite l'Office de Tourisme depuis 1991 et a fait l'objet d'une superbe restauration en 2005.


L'Hostellerie Jehan Le Guénégo
Située à l'angle de la rue de La Salle et de la rue des Halles, c'est l'une des plus anciennes maisons de Questembert puisqu'elle daterait du XVème siècle. Jehan Le Guénégo, le possesseur des lieux y tenait une auberge et un important commerce, réunissant toutes les spécialités de l'artisanat local (épicerie, mercerie, vins, draps, cuirs...).
Elle accueillit François II, Duc de Bretagne, une nuit de 1481. Un écusson ducal signifiant que la demeure est placée sous la protection du Duc, atteste de sa venue (pierre sculptée visible sur le mur qui longe la rue de La Salle, au-dessus du garage).
Dans la 1ère moitié du XVème s., peu après la mort de Saint Vincent Ferrier, elle fut le témoin d'un miracle. On raconte qu'un jeune garçon de 10 ans qui avait reçu à la tempe une ruade de cheval et que l'on croyait mortellement blessé, revint à la vie après que sa mère ait invoqué Saint Vincent dans la demeure.


Eglise Saint Pierre
La construction de cette église, commencée en 1863 sur l'initiative du curé M. Gombaud, ne s'achèvera que 33 ans plus tard par la construction du clocher. Elle fut bâtie sur les ruines de l'ancienne église Saint Martin du Vertou qui, faute d'entretien et de réparations, allait succomber sous le poids des ans.
Dans le Diocèse de Vannes, elle est l'une des églises les plus représentatives du style néo-ogival qui s'imposa au XIXème s. Le choeur est doté de remarquables boiseries, un maître-autel monumental et une tribune d'orgues fabriquées par les ateliers nantais Debierre.
Avec ses 55 mètres de hauteur et ses belles lignes architecturales, le clocher a une allure exceptionnellement imposante.

Rue des Cuirs, rue de la Tannerie, rue de la Laine
Ces noms évoquent bien l'artisanat traditionnel de la toile, de la laine, des draps fins et du cuir, qui tenait une place importante à Questembert. Pour rendre plus faciles leurs relations professionnelles, les artisans d'une même profession habitaient le même quartier, voire la même rue.


Le vieux Presbytère, le lavoir et la fontaine
Le vieux Presbytère daterait, au moins, du XVème siècle et de nombreux recteurs s'y sont succédés jusqu'en 1793.
Réquisitionné sous la Révolution pour servir de caserne à une garnison républicaine, il fut aussitôt incendié par les Chouans.
Mis aux enchères en 1977, il fut totalement restauré et embelli. Une fontaine originale à trois torses et un lavoir couvert avoisinent l'édifice.


Chapelle Saint Michel
Cette chapelle fut construite vers 1440, sous le règne du Duc de Bretagne François 1er, à l’endroit supposé où Saint-Vincent Ferrier prêcha le 3 mars 1418 lors de son passage à Questembert. Les Seigneurs de Rochefort, importante juridiction de Questembert et de ses environs, en furent les fondateurs. Leur blason est gravé sur l’une des sablières de la voûte en bois.
Elle abrite une belle série de statues en bois polychrome du XVIème siècle. A gauche de la chapelle se trouve une croix historiée à panneaux, dite « croix bannière » en Pays Vannetais, des XVème et XVIème siècles. Devant l’entrée, un grand if plusieurs fois centenaire, semble protéger les tombeaux des recteurs de la paroisse. Parmi eux, on remarque facilement celui du Père Mulot qui mourut du tétanos en 1749. C’est un grand monument sculpté de têtes de mort et de larmes.
La chapelle Saint-Michel, la croix et l’if sont classés Monuments Historiques.
L'édifice vient d'être restauré et sera prochainement ouvert au public.

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Fontaine et lavoir Saint Martin
Cet ensemble du XVIème siècle est d'un type courant avec le dôme à quatre pans surplombant la fontaine. Nichés dans la verdure, cette fontaine et ce lavoir évoquent l'activité des lavandières.


Stèle d'Alain Le Grand
Située place Gombaud et élevée en 197 par l’Union Régionaliste Bretonne à l’occasion du millénaire de la mort du Roi Alain Le Grand, cette stèle de granit de 5m de hauteur commémore la victoire du chef breton sur les Normands en 890.
Depuis plus de 40 ans, ces derniers ravageaient épisodiquement les côtes bretonnes. Alain, fils de Pascweten Comte de Vannes, de Nantes et de Cornouaille, décide de livrer bataille contre les envahisseurs. Il en sortit victorieux car selon une vieille chronique « …il fit un tel carnage de Normands qu’à peine 400 hommes sur 15 000 retrouvèrent la flotte ».
Sur la face ouest on peut voir un glaive posé en pal, la pointe en bas, symbolisant l’épée du grand vainqueur.

Place du Marchix, place de la Libération, place du 8 mai 1945
Ces places avaient toutes les trois une fonction bien précise. Elles accueillaient les différents marchés de Questembert, témoins d’une activité agricole et d’élevage intense.
La place du Marchix constituait le champ de foire des bêtes à cornes.
La place de la Libération était autrefois appelée la place du Marché aux moutons. La place du 8 Mai, quant à elle, portait le nom de place du Marché aux cochons. Les jours de foire étaient considérés comme des jours fériés au même titre que les jours fériés à caractère religieux. C’est dire l’importance de ces journées consacrées à l’échange commercial.