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Les Halles du XVIème siècle
Généralement couvertes, les Halles sont conçues pour abriter, délimiter et règlementer une zone d'échanges commerciaux. Le marché est le lieu privilégié de la convivialité où s'échangent marchandises et informations. Autrefois drapiers, cordiers, cordonniers, paysans s'y retrouvaient pour y écouler leurs marchandises, qui constituaient l'essentiel de l'activité des foires d'antan.
Construites en 1552 sur l'emplacement de l'ancienne Cohue, elles sont dues à Jérôme De Carné, Comte de Cohignac et créateur des Foires de Questembert. Elle seront restaurées en 1675 par un entrepreneur local digne de son nom : Estienne Charpentier.
Elles sont classées Aux Monuments Historiques depuis 1922. Les Halles, restaurées en 1997, n'ont en fait jamais été autant utilisées qu'aujourd'hui. Elles accueillent le marché bien sûr, mais aussi les brocantes, les concerts et autres manifestations culturelles.
Il ne subsiste en Bretagne "historique" que quatre halles à charpente de bois, celles de : Questembert et Le Faouët dans le Morbihan, Plouescat en Finistère et Clisson en Loire-Atlantique. Depuis 2007, la halle de Rohan dans le Morbihan se dresse à nouveau dans le bourg. En effet, après avoir été démontée en 1947 et servie de hangar agricole, elle a été réhabilitée grâce à la mobilisation de nombreux partenaires privés et institutionnels.
Fiche technique :
Longueur : 54,85m
Largeur : 15,43m
Hauteur : 10,20m
Surface de la toiture : 1180m2


Cette demeure privée aux belles lucarnes ouvragées toutes différentes, date des XVème et XVIème siècles, et a toujours appartenu à de riches familles. Elle est dotée d'une tourelle située à l'arrière, que l'on peut apercevoir en contournant l'édifice par la rue Saint Michel et en entrant dans le jardin public (portail d'entrée situé dans l'angle du mur d'enceinte et ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 19h).
Cette tourelle est coiffée d'une très originale toiture à quatre versants à double cintre qui se rejoignent en accolade au sommet. la saillie extérieure de ce toit abrite deux caryatides de bois sculptées représentant "Questembert et sa femme".
L'Hôtel Belmont abrite l'Office de Tourisme depuis 1991 et a fait l'objet d'une superbe restauration en 2005.







Le vieux Presbytère daterait, au moins, du XVème siècle et de nombreux recteurs s'y sont succédés jusqu'en 1793.
Réquisitionné sous la Révolution pour servir de caserne à une garnison républicaine, il fut aussitôt incendié par les Chouans.
Mis aux enchères en 1977, il fut totalement restauré et embelli (propriété privée). Une fontaine originale à trois torses et un lavoir couvert avoisinent l'édifice.


Cette chapelle fut construite vers 1440, sous le règne du Duc de Bretagne François 1er, à l’endroit supposé où Saint-Vincent Ferrier prêcha le 3 mars 1418 lors de son passage à Questembert. Les Seigneurs de Rochefort, importante juridiction de Questembert et de ses environs, en furent les fondateurs. Leur blason est gravé sur l’une des sablières de la voûte en bois.
Elle abrite une belle série de statues en bois polychrome du XVIème siècle. A gauche de la chapelle se trouve une croix historiée à panneaux, dite « croix bannière » en Pays Vannetais, des XVème et XVIème siècles. Devant l’entrée, un grand if plusieurs fois centenaire, semble protéger les tombeaux des recteurs de la paroisse. Parmi eux, on remarque facilement celui du Père Mulot qui mourut du tétanos en 1749. C’est un grand monument sculpté de têtes de mort et de larmes.
La chapelle Saint-Michel, la croix et l’if sont classés Monuments Historiques.
L'édifice vient d'être restauré et sera prochainement ouvert au public.

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Située place Gombaud et élevée en 1907 par l’Union Régionaliste Bretonne à l’occasion du millénaire de la mort du Roi Alain Le Grand, cette stèle de granit de 5m de hauteur commémore la victoire du chef breton sur les Normands en 890.
Depuis plus de 40 ans, ces derniers ravageaient épisodiquement les côtes bretonnes. Alain, fils de Pascweten Comte de Vannes, de Nantes et de Cornouaille, décide de livrer bataille contre les envahisseurs. Il en sortit victorieux car selon une vieille chronique « …il fit un tel carnage de Normands qu’à peine 400 hommes sur 15 000 retrouvèrent la flotte ».
Sur la face ouest on peut voir un glaive posé en pal, la pointe en bas, symbolisant l’épée du grand vainqueur.

